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Les 9 questions à poser à un consultant SEO avant de signer

Photo du rédacteur: Florent Verney
Florent Verney
il y a 10 minutes
7 min de lecture

Le baromètre France Num 2025 donne 37 % des TPE et PME en difficulté pour identifier un prestataire numérique qui réponde à leurs attentes, quinze points de plus en un an. Le premier motif n'est pas le manque d'offre : c'est de ne pas savoir juger le sérieux ou les compétences de celui qu'on a en face.

Le référencement concentre cette difficulté. Le vocabulaire est technique, les résultats se mesurent en mois, et les propositions commerciales se ressemblent toutes.

Cette page ne liste pas des critères de choix : ils sont déjà détaillés dans le guide consultant SEO pour PME et dans la page consultant SEO à Lyon. Elle liste des questions, et surtout ce que leurs réponses vous permettront de contrôler vous-même.

Le critère de sélection : la vérifiabilité

Une question n'a été retenue ici que si un dirigeant non spécialiste peut en contrôler la réponse par lui-même, sans outil payant et sans redemander l'avis du consultant. C'est la seule protection réelle quand on achète une compétence qu'on n'a pas.

La conséquence est nette : les questions sur les certifications, les références prestigieuses ou la taille de l'équipe ne figurent pas dans cette liste. Elles se répondent, mais elles ne se vérifient pas.

Pourquoi neuf, et pas quinze

Neuf, c'est ce qu'un dirigeant peut couvrir dans un premier rendez-vous d'une heure en laissant à son interlocuteur le temps de développer. Au-delà, l'entretien devient un interrogatoire, les réponses raccourcissent, et on perd exactement ce qu'on cherchait à observer : la manière de raisonner.

Si vous manquez de temps, les questions 2, 7 et 8 suffisent à éliminer l'essentiel des mauvais choix.

La grille en un coup d'oeil

Question

Ce qu'elle vérifie

Ce que vous contrôlez ensuite

1. Quelles pages, sur quelles requêtes

La précision du diagnostic

La liste existe, ou elle n'existe pas

2. Qu'allez-vous arrêter

La capacité à trancher

Le nombre de pages supprimées ou fusionnées

3. Mes pages se concurrencent-elles

La lecture réelle du site

Une recherche site: sur votre domaine

4. Et si l'algorithme change

L'honnêteté sur le risque

La réaction à la première baisse

5. Qui écrit, avec quelle part d'IA

La provenance des contenus

La lecture de trois textes livrés

6. Quels accès, qui garde la main

La dépendance créée

Vos propres identifiants

7. Quand saurai-je que ça ne marche pas

L'existence d'un seuil d'échec

La date annoncée, tenue ou non

8. Que restera-t-il chez moi

Le transfert de compétence

Ce que vous savez refaire seul

9. Quels liens, obtenus comment

Le niveau de risque pris

La liste des domaines obtenus

1. Quelles pages comptez-vous faire remonter, et sur quelles requêtes ?

C'est la question d'ouverture, et elle se pose avant toute proposition commerciale. Un consultant qui a regardé votre site sait déjà nommer trois ou quatre pages et les requêtes qui leur correspondent.

Une bonne réponse nomme des pages précises de votre site et des requêtes précises, et explique pourquoi ce couple-là plutôt qu'un autre. Elle mentionne votre secteur et vos concurrents réels.

Une mauvaise réponse parle de trafic, de visibilité ou de notoriété sans jamais citer une URL de votre site. Le diagnostic n'a pas eu lieu.

Ce que vous pourrez vérifier un mois après le démarrage, cette liste existe par écrit ou elle n'existe pas. Il n'y a pas d'entre-deux.

2. Qu'allez-vous arrêter ou supprimer sur mon site ?

Presque tous les prestataires proposent d'ajouter : des articles, des pages, des mots-clés, des outils. Beaucoup moins acceptent de retirer. C'est pourtant souvent là que se trouve le gain le plus rapide.

Une bonne réponse assume des suppressions, des fusions de pages ou l'abandon d'un segment de requêtes, et explique ce que ça libère. Elle distingue ce qui se supprime de ce qui se redirige.

Une mauvaise réponse ne retire rien. Un plan qui n'est fait que d'ajouts vend de la production, pas de la direction.

Ce que vous pourrez vérifier au bout de trois mois, comptez les pages supprimées ou fusionnées. Si le total est zéro, la réponse était de façade.

3. Combien de mes pages actuelles se concurrencent entre elles ?

Deux pages d'un même site qui visent la même requête se privent mutuellement de position. C'est l'un des problèmes les plus répandus sur les sites de services qui publient depuis plusieurs années, et l'un des moins souvent diagnostiqués.

Une bonne réponse donne un ordre de grandeur chiffré et cite au moins un doublon réel sur votre site, avec les deux URL concernées.

Une mauvaise réponse ignore la question ou la renvoie à un audit payant préalable. Un doublon flagrant se repère en quelques minutes.

Ce que vous pourrez vérifier tapez site:votredomaine.fr suivi de votre requête principale dans Google. Si vos propres pages se suivent en se répétant, le diagnostic était bon.

4. Que se passe-t-il si Google change son algorithme pendant la mission ?

La question ne sert pas à obtenir une garantie, elle sert à observer le rapport au risque. Personne ne contrôle les mises à jour de Google, et la manière de le dire est instructive.

Une bonne réponse reconnaît l'aléa sans s'en servir d'alibi, décrit ce qui protège (la diversité des sources de trafic, la qualité éditoriale) et ce qui expose (les liens achetés, les contenus produits en masse).

Une mauvaise réponse promet que ça n'arrivera pas, ou annonce à l'avance que toute baisse future sera imputable à Google.

Ce que vous pourrez vérifier à la première baisse réelle, comparez ce qui vous est dit à ce qui vous avait été annoncé ce jour-là.

5. Qui écrit les contenus, et avec quelle part d'intelligence artificielle ?

La question n'est pas de bannir l'IA, elle est de savoir qui relit et qui engage sa responsabilité sur ce qui sera publié sous votre nom.

Une bonne réponse dit clairement qui rédige, à quelle étape l'IA intervient, et qui vérifie les chiffres et les sources avant publication.

Une mauvaise réponse élude, ou affirme qu'aucune IA n'est utilisée là où le volume annoncé rend la chose peu plausible.

Ce que vous pourrez vérifier lisez trois textes livrés. Vérifiez si les chiffres cités sont sourcés et si une affirmation vous concernant a été inventée. C'est le contrôle le plus rapide de tous.

6. Quels accès techniques vous faut-il, et qui garde la main dessus ?

Search Console, analytics, nom de domaine, hébergement, interface d'édition du site : chacun de ces accès peut être partagé sans être cédé. La différence se voit le jour où la mission s'arrête.

Une bonne réponse demande des accès délégués depuis vos propres comptes, et laisse le nom de domaine et l'hébergement à votre nom.

Une mauvaise réponse propose de créer les comptes à sa place, ou d'héberger le site chez lui pour simplifier.

Ce que vous pourrez vérifier ouvrez chaque outil avec vos identifiants à vous. Si vous devez passer par le consultant pour voir vos propres données, la dépendance est déjà installée.

7. À quel moment saurai-je que ça ne marche pas ?

Le référencement produit ses effets en plusieurs mois, ce qui rend commode le report indéfini du moment de vérité. Un professionnel sérieux accepte de fixer ce moment à l'avance.

Une bonne réponse donne une échéance datée et un indicateur intermédiaire observable avant les ventes : pages indexées, impressions sur les requêtes visées, positions moyennes.

Une mauvaise réponse renvoie la première évaluation à douze mois, ou ne mesure que des indicateurs qu'il produit lui-même.

Ce que vous pourrez vérifier notez la date et l'indicateur annoncés. Le jour venu, la comparaison se fait seule.

8. Que restera-t-il chez moi le jour où on arrête ?

C'est la question qui sépare une prestation d'un abonnement. Elle vaut pour le référencement comme pour toute mission de direction marketing externalisée.

Une bonne réponse décrit des livrables qui vous appartiennent et qui survivent à la mission : les contenus, la structure du site, la documentation des choix, et ce que votre équipe saura refaire.

Une mauvaise réponse décrit un dispositif qui s'arrête net, ou dont la maintenance impose de reconduire le contrat.

Ce que vous pourrez vérifier six mois après, demandez-vous ce que vous savez refaire sans lui. La réponse est le vrai bilan de la mission.

9. Quels liens comptez-vous acquérir, et comment ?

Les liens entrants restent un levier, et c'est aussi le terrain où se prennent les risques les plus lourds. La manière dont ils sont obtenus engage votre site, pas celui du prestataire.

Une bonne réponse distingue les liens obtenus par la publication, le partenariat ou la presse, de ceux qui s'achètent, et assume ce qu'elle recommande en expliquant le risque associé.

Une mauvaise réponse annonce un nombre de liens par mois sans dire d'où ils viennent. Un volume garanti signale presque toujours un achat.

Ce que vous pourrez vérifier demandez la liste des domaines obtenus. Ouvrez-en cinq. S'ils n'ont aucun rapport avec votre activité et publient de tout, vous savez ce que vous avez acheté.

Et après l'entretien

Ces neuf questions servent à choisir, pas à piloter. Une fois la mission lancée, le contrôle le plus utile reste le rapport entre ce que l'acquisition coûte et ce qu'elle rapporte, détaillé dans le guide sur la réduction du coût d'acquisition en B2B.

Si l'objectif est plutôt de monter la compétence en interne que de la déléguer, l'atelier SEO à Lyon couvre la même matière en format formation.

FAQ

Faut-il poser ces questions à une agence comme à un indépendant ?

Oui, les neuf valent pour les deux. La question 6 sur les accès et la question 8 sur ce qui reste sont simplement plus discriminantes face à une agence, dont le modèle économique repose davantage sur la récurrence.

Que faire si le consultant refuse de répondre avant un audit payant ?

C'est légitime pour les questions 1 et 3, qui demandent un vrai travail d'analyse. Ça l'est beaucoup moins pour les questions 4, 6, 7 et 8, qui portent sur sa méthode et non sur votre site.

Ces questions suffisent-elles à éviter une mauvaise mission ?

Non. Elles éliminent les prestataires qui ne savent pas répondre, ce qui est déjà l'essentiel du tri. Elles ne remplacent pas deux appels à d'anciens clients, avec une seule question à leur poser : qu'est-ce qui a changé après son passage ?

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Démarrer

Si vous préparez un entretien de ce type et que vous voulez un avis extérieur sur les réponses obtenues, écrivez-moi.

Source : Direction générale des Entreprises, baromètre France Num 2025, enquête Crédoc auprès de 11 021 entreprises, printemps 2025.

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